Répertoire des projets

Évaluation de l’avantage nordique du saumon atlantique au Nunatsiavut

Bénéficaire : Dalhousie University (Lennox)
Subvention approuvée : 49 937 $ pour 2026 (1re année d'un projet de trois ans ; total : 149 811 $)
Année approuvée : 2026

Le Nunatsiavut se situe près de la limite nord de l’aire de répartition du saumon atlantique (Clarke et al. 2005), et on ignore encore dans quelle mesure ce poisson est capable de se déplacer vers le nord, ainsi que les implications de ce phénomène pour sa survie du point de vue de l’alimentation et de la prédation. En Europe, les saumons issus des populations méridionales se nourrissent plus au sud, tandis que ceux des populations septentrionales se nourrissent plus au nord en mer (Gilbey et al. 2021 Fish Fish). Les migrations vers le Grand Nord permettent de se nourrir de poissons fourrages plus riches en lipides, comme la morue arctique (Boreogadus saida).
Les écosystèmes nordiques comme la baie de Kapiokok, au Nunatsiavut, évoluent rapidement, avec le retour de la morue arctique et des requins-taupes, ainsi que des populations abondantes de phoques. La migration marine précoce peut être particulièrement périlleuse pour le saumon et est généralement associée à une mortalité élevée due à la prédation. Comprendre comment les écosystèmes nordiques changent, parallèlement à une meilleure compréhension de l’écologie des mouvements marins précoces, apporte directement des informations sur la résilience des populations.
La baie de Kapiokok a récemment été équipée de capteurs acoustiques afin de mieux comprendre l’écosystème local, ce qui permet de suivre avec une grande précision la migration des alevins et d’évaluer les risques de prédation. Les individus qui survivent à cette épreuve au début de leur migration marine continueront à se diriger vers le nord pour se nourrir et grandir. Ce projet évaluera l’avantage nordique pour le saumon atlantique : premièrement, en identifiant le risque de prédation pour les smolts au début de leur migration marine à l’aide de la télémétrie acoustique, et deuxièmement, en utilisant des échantillons d’écailles archivés provenant de la barrière de comptage de la rivière English afin de mieux comprendre les tendances spatiales et temporelles de l’écologie alimentaire du saumon près de cette limite nord de son aire de répartition.