Projets affichés

(English) Succursale de la Fédération de la faune de l’Î.-P.-É. de Souris et de la région / l’Î.-P.-É. / 2025

Mettre au point un indice thermique pour la grappe nord des rivières à saumon : Restauration de la résilience et stratégies de la gestion de l’habitat

Un climat qui change – et ses incidences sur le saumon atlantique – est l’élément moteur du projet mené par la Succursale de la Fédération de la faune de l’Î.-P.-É de Souris et de la région en 2025.

« Le saumon atlantique est très sensible aux changements de température, de dire Frances Braceland, co-coordonnatrice du bassin versant de la Succursale de Souris et de la région. Là où se trouvent des empêchements, des blocages ou des barrages de castors, l’eau crée une fosse, elle se réchauffe et crée des conditions inappropriées pour le saumon atlantique. Dès que l’eau atteint une température supérieure à 23 ou 24 degrés, elle est inappropriée. Dès qu’elle atteint plus de 28 degrés, elle peut être létale. Et nous sommes maintenant dans une vague de chaleur. »

Vu ces préoccupations, la Succursale de Souris et de la région a voulu analyser les températures dans ses cours d’eau afin de s’assurer que les travaux de rétablissement sont bien centrés. Chad Mooney, un ingénieur civil qui travaille dans le domaine des secours en cas de catastrophe sans but lucratif, a été qualifié par Mme Braceland comme ‘l’expert en technologie des drones’. M. Mooney a facilité l’utilisation des drones pour l’analyse des températures des cours d’eau.

« La meilleure méthode consiste à effectuer le plus de vols possible, faire la collecte du plus grand nombre de processus possible et à la fin de l’année pouvoir dire, ‘c’est la voie de l’avenir, c’est comme ça qu’on procède’, » explique M. Mooney en parlant de la décision d’utiliser les drones. La cartographie de la température par les drones peut varier en raison de divers facteurs, y compris le moment de la journée et la position des ombres et des lieux d’interférence du feuillage – la clé est donc de faire le plus de vols possible pour faire la collecte d’autant de données possibles. Une fois l’imagerie recueillie et analysée, la prochaine étape est la visite sur place par l’équipe de la Succursale des points d’intérêt dans la rivière Naufrage.

« Nous voulons vérifier la variance de la température à ce stade et voir si elle est différente par rapport à d’autres endroits (dans la rivière Naufrage) au cours de l’année, de dire M. Mooney. Ensuite, après que nous les aurons vérifiés au sol, nous répéterons le processus et nous pourrons dire, ‘cette image en août présentait la meilleure description des endroits où les fluctuations de la température étaient plus importantes’. »
Une fois les vols de drone et l’analyse terminés, la Succursale poursuivra les travaux de rétablissement – par exemple, l’enlèvement des blocages et de la végétation envahissante, le rétablissement des habitats et l’installation de dispositifs de protection – et la mise en place d’enregistreuses de données sur la température et la gestion des activités des castors.

« Les castors y sont nombreux, souligne Mme Braceland. Les castors sont de merveilleuses créatures, mais pas dans les cours d’eau à l’Î.-P.-É. Il faut constamment s’assurer que les castors ne bloquent pas des lieux importants. C’est un travail continu. »
La FCSA a accordé 20 000 $ à la Succursale de la faune de l’Î.-P.-É. de Souris et de la région pour appuyer les efforts.